Amnésie en haute mer

Amnésie en haute mer
Amnésie en haute mer
Essayons de comprendre. Comprendre pourquoi les choses sont devenues ainsi. C'est peut-être juste moi, je ne sais pas. Je dois sombrer dans la paranoïa, j'embarque vers une destination inconnue. Je n'en sais rien. Mais je sais que je ne me fais pas d'idées. Les questions sans réponses, les dialogues qui s'avéraient être de pitoyables monologues, les choses que l'on s'est dites et promises, les rigolades qu'on a eu, la liste continue.
Maintenant, j'arrête cette fichue liste et je cherche là où c'est parti en vrille. J'ai beau chercher, je ne trouve pas. Je préfère ne rien changer, les choses sont biens ainsi. Je retrouve mon monde, celui dans lequel je me sens bien. Et de temps en temps, je vais voir dans le votre , là où vous ne prenez pas de gants, ou alors c'est juste de malheureux oublis. Oublis que j'aimerais bien faire.
Mais je m'enfonce, je nage vers le fond de cette paranoïa dans laquelle je me noie. Le bateau a déjà sombré. Je ne peux pas m'en sortir, je n'ai plus de gilet de sauvetage. C'est pas grave, je sais nager, nager vers le bas, avec le sourire. Oui, en souriant, parce que je sais qu'en bas, j'oublierais. J'oublierais des tas de choses, déplaisantes pour certaines, et géniales pour d'autres. De toute façon, ces dernières ne me manqueront pas. Il y en a tellement peu, parmi un océan de déceptions. Je peux les voir défiler, ces maudits monologues, ces fichues promesses, ces fous rires minables. J'en ai honte même. Je préfère détourner les yeux.
Je continue de nager, toujours dans la même direction. Les images sont de plus en plus floues. Les échos de nos rires s'affaiblissent et cela me redonne de la force. Je commence à oublier. La liste commence à s'effacer, l'encre disparaît, se mélange à la mer. Le papier se déchire, ma mémoire s'efface. Et moi, je continue de faire des brasses. J'oublie tout et je m'en réjouis. Ma paranoïa se transforme en amnésie et ma tristesse se métamorphose en joie. Comment ne pas éprouver du bonheur après cette effacement de mémoire?
D'ailleurs, qu'est-ce que j'essayais d'effacer? Je ne sais plus trop. Je sais que demain... Non, je ne sais pas. Je sais juste que je suis heureuse sous l'eau à nager, nager encore et toujours vers le noir. Plus rien à se souvenir, juste un vide, un vide que je vais combler avec de nouveaux souvenirs. Et ils seront joyeux. Oh oui, ils le seront. Pas de peines et de déceptions. Je ne me souviens même pas à quoi cela ressemble. Je sais juste que je ne veux pas ressentir ces sentiments. Ces fichus sentiments qui ne devraient pas exister. Mais le monde étant ce qu'il est, je préfère encore mon océan. Je m'y noie avec joie.
La tête vide, les bras et jambes en mouvement, je continue de nager. Bras, jambes, bras, jambes. Et surtout, la mémoire qui s'efface. Je m'approche du fond. Le voyage est un aller simple, je ne me souviens plus si j'avais un ticket retour. Je ne pense pas en avoir voulu de ce maudit retour. Pourquoi en voudrais-je? Rien ne m'attend là-haut. Je n'en ai pas souvenir en tout cas. Mais peut importe. Je touche le fond. Je ferme les yeux. J'arrête de bouger. Je n'entend plus rien. Je ne sens plus mes doigts, ni même le reste de mon corps. Je ne me rappelle plus comment je suis montée à bord du bateau. Je crois que je n'ai jamais su. J'ai la tête qui tourne. Je me sens faible. Je sombre.
J'oublie.
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# Posté le mardi 29 janvier 2008 10:06

toi

toi
Toi
J'aurais jamais cru devoir vivre sans toi. Maintenant que tu es parti, je vois ce que ma vie est sans toi: rien. Le néant. Un gouffre qui se referme sur moi. Tout autour de moi n'est qu'une image floue, un murmure. Je regarde partout, cherche ton visage mais je ne le trouve pas. Je suis perdue. J'ai besoin de toi à mes côtés pour m'aider. Pourquoi t'es parti? Pourquoi tu m'as fais ça? J'aurais du le prévoir. J'aurais du te sauver. Mais je n'ai pas pu. Je ne l'ai pas vu venir. Il y avait quand même des signes. Le genre de signes qui ne trompent pas. Et pourtant. Je n'ai rien pu faire. Je t'ai regardé partir comme on regarde un film. On est spectateur, et non acteur. Alors, je pleure et j'espère pouvoir continuer. Mais, ce n'est pas facile. Un jour ou l'autre, je sais qu'on va se retrouver. C'est mon seul réconfort.
Je t'aimais. Je t'aime. Et je t'aimerais.

# Posté le mardi 29 janvier 2008 05:06

echapper sauvage

echapper sauvage
Fuir, encore et toujours. Fuir quoi, je ne sais pas. Tu as passé tant de temps à courir. J'ai partagé ta course un temps. Je ne l'ai plus supportée. Je savais comment ça finirait. Tu ne t'es jamais posé sur une chaise un soir et réfléchit à ce que tu risquais de manquer. J'avais beau te répéter de ralentir un peu, tu ne m'écoutais jamais. Résultat, tu continuais de fuir ton passé, essayant d'oublier ce qui t'a tant fait mal.
Je n'ai jamais su de quoi tu te cachais, tu n'as jamais voulu me le dire. Je te l'ai pourtant demander, mais tu disais que c'était pour mon bien que tu ne me le dévoilais pas. Trop de mauvais souvenirs refaisaient surface la nuit, te hantaient. Ils te réveillaient, en sueur, et t'empêchaient de te rendormir. Tout ce temps j'ai été patiente, croyant que tu franchirais un jour une quelconque ligne d'arrivée.
Mais je me trompais. Le seul arrêt que tu ferais était celui où tout finirais: nous, ta course, ta vie. Ils ont fini par te retrouver. Tes démons. Et ils t'ont tué. ou alors tu as abandonné la course. Maintenant, c'est moi qu'ils cherchent. Mais je ne me laisserais pas attraper. Je te retrouverais, un jour. Pour le moment, je vais gagner la course, avoir le trophée, venger ta défaite.
Je courrerais encore plus vite, plus loin, plus longtemps. Pour toi. Pour ce qu'ils t'ont fait. Ne pas les laisser me rattraper. Ne pas abandonner. Continuer.
Gagner.
Te retrouver.

# Posté le mardi 29 janvier 2008 05:00

triste amant

triste amant

Ne t'inquiète pas, j'ai bien compris c'que tu m'as dit.
Tu me détestes, je te révulse, tout est fini.
Tu veux refaire ta vie, tu veux me laisser là.
Mais je suis désolé, moi je pars avec toi.
Je te suis,
Tu me hais.
Reconnaissant que tu m'aies dit la vérité,
J'en prends bien note mais ne te laisserai pas filer.
Je t'avais pourtant prévenu de nombreuses fois.
Mais tu riais bien fort, tu ne me croyais pas.
Lorsqu'après l'amour fou, je te disais tout bas
"Si tu me quittes, alors je pars avec toi"
Oh je sais que la vie sera moins douce qu'avant
Sachant ton coeur vidé de tout amour pour moi.
Mais il m'est impossible d'agir autrement
Autrement que de partir, partir avec toi.
Le bien que tu m'as fait pendant que tu m'aimais.
Même 1000 mères, même1000 Dieux ne l'auraient fait
Alors comprend que je meurs si je n'te vois pas
Et que si tu t'en vas je vienne avec toi
Et ce couteau que tu brandis ne m'effraie pas
Je te montre mon coeur et frappe moi sans peur
Ne me rate surtout pas car sais-tu si je meurs
Mon esprit sera alors toujours avec toi
Et sans que tu le saches je serai dans tes bras

# Posté le dimanche 27 janvier 2008 12:28

sarah 13 ans

sarah 13 ans
Mon nom est Sarah.
J'ai 13 ans
Mes yeux sont enflés je ne peux pas voir,
Je dois être bête je dois être méchante,
Quoi d'autre aurait pu mettre mon père dans un tel état?
Je souhaiterais être meilleure je souhaiterais être moins moche
alors peut-être que ma mère voudrais toujours me faire des câlins.
Je ne peux pas parler Je ne peux pas faire de bêtises
Sinon je suis enfermée toute la journée.

Quand je me réveille je suis toute seule
La maison est noire
Mes parents ne sont pas chez moi.
Quand ma mère vient
J'essaye d'être gentille, sinon j'aurais peut être un coup de fouet ce soir.
Ne fais pas de bruit!
Je viens juste d'entendre une voiture mon père revient du bar de Charlie.
Je l'entends jurer
Il m'appelle
Je me sers contre le mur.
J'essaye de me cacher de ses yeux démoniaques
J'ai tellement peur maintenant
Je commence à pleurer.
Il me trouve en train de pleurer
Il me lance des mots méchants,
Il dit que c'est de ma faute
Qu'il souffre au travail.

Il me claque et me tape et me crie dessus encore plus,

je me libère enfin et je cours jusqu'à la porte.
Il l'a déjà fermé Je me met en boule,
Il me prend et me lance contre le mur.
Je tombe par terre avec mes os presque cassés, et ma journée continue avec des méchancetés dites...
"Je suis désolé!", je crie
Mais c'est déjà beaucoup trop tard
Son visage a tourné
Dans une haine inimaginable.
Le mal et les blessures encore et encore

Mon dieu s'il te plait, aie pitié! Fais que ça s'arrête s'il te plait!
Et enfin il arrête et va vers la porte, pendant que je suis allongée, immobile par terre.

Mon nom est Sarah J'ai 13 ans, ce soir mon père m'a tué.

Il existe des millions d'enfants qui comme Sarah se font tuer.


Et parce que tu as été touché, fais quelque chose!! Tout ce que je te demande, c'est de mettre ce texte dans vos blogs!


Et parce que tu as été touché, fais quelque chose!! Tout ce que je te demande, c'est de mettre ce texte dans vos blogs!

# Posté le dimanche 27 janvier 2008 12:24